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Né à Oxford en 1953, j’ai fait mes études au Winchester College et à l’Architectural Association à Londres, obtenant le AA Diplôme en 1978. J’ai ensuite travaillé dans le milieu architectural jusqu’à la fin des années 90 dans divers studios et ateliers, initialement en partenariat dont j’ai été co-fondateur et, plus tard, en indépendant.

J’ai collaboré étroitement et intensivement avec des architectes, des designers, des ingénieurs, des musées et des galeries en fournissant un support industriel sous forme de maquettes, de prototypes et de mobilier ainsi que des installations d’exposition grandeur nature. En 1989, ma reconstruction de la Machine volante de Léonard de Vinci a attiré une attention internationale lorsqu’elle a été exposée à la Hayward Gallery. Aujourd’hui la machine fait partie de la collection permante du Chateau du Clos Lucé à Amboise, dernière demeure de Leonard da Vinci.

Au cours de mes années universitaires et de ma vie professionnelle à Londres, je suis entré en contact avec une multitude d’idées, d’influences et de mouvements architecturaux. La première d’entre elles fut avec la vision avant-gardiste et utopique d’Archigram, dont deux de ses fondateurs, Dennis Crompton et Ron Herron, furent mes premiers professeurs. Peu de temps après, j’ai été initié à la géométrie sacrée et aux polyèdres platoniciens, à travers les conférences et les écrits de Keith Critchlow – un intérêt qui m’est resté depuis. L’architecte John Outram, un autre professeur, est devenu pour moi une influence majeure et un ami personnel.

Dans les années qui ont suivi, j’ai travaillé avec toutes sortes de styles architecturaux, principalement avec des noms se terminant par « isme ». Travailler avec de vrais matériaux m’a donné une expérience de première main de ce qui est essentiel et de ce qui est superflu et j’ai rapidement développé une préférence pour le design qui n’a pas besoin d’être habillé. Dans l’atelier d’ailleurs, le travail contre la montre, comme c’était presque toujours le cas, se traduisait par un mode de pensée, exprimé par une économie de geste et de procédure à toutes les étapes de la fabrication.

En un sens, tous les styles enrichissent le langage et le vocabulaire du design, mais pour moi les «ismes» stylistiques sont tous, finalement, des tendances passagères et, inévitablement, deviennent vite dépassées. Rares sont les mouvements qui perdurent, comme le modernisme et le « less is more » de Mies van der Rohe et je dois avouer avoir trouvé la plus grande inspiration dans l’ingénierie et la mécanique, deux disciplines où la fonction et l’efficacité déterminent l’apparence. Après quatre décennies d’immersion dans le monde de l’architecture et du design, je reste attaché comme toujours à mes toutes premières intuitions sur la notion de qualité en design, dû en partie, quand j’étais écolier, d’avoir lu Vitruve, dont la devise était « utilitas, firmitas, voluptas » – utilité, solidité, beauté .

J’ai quitté l’Angleterre en 2000 pour vivre en France. Depuis mon atelier au coeur de la campagne lotoise, j’interviens principalement dans la rénovation de maisons. Je conçois et réalise des meubles, en pièce unique ou en petite série, des escaliers sur-mesure, du mobilier d’extérieur et autres aménagements sur commande. Je prends un plaisir particulier à utiliser les techniques traditionnelles de travail du bois chaque fois que cela est possible et porte une attention particulière aux détails et à la façon dont les composants sont assemblés. Pour moi, c’est là que réside le potentiel esthétique. En effet, je trouve que toute pièce, conçue avec une compréhension et un respect des matériaux et de leur utilisation finale, ne nécessite aucun embellissement supplémentaire. Mon travail est donc épuré et sans style imposé.